Le mercredi 11 juillet 2007, la Picharlerie a été expulsée et totalement rasée. Ce hameau, perché dans les montagnes cévenoles de Lozère, était occupé depuis le printemps 2002. Beaucoup, dans le coin et plus loin, ont réagi suite cette action répressive. Après moultes palabres un collectif est né (texte dans la rubrique "Un collectif en Cévennes"), pour s’aider mutuellement dans nos installations, chantiers, jardins..., s’organiser pour résister à la répression, poser le débat (en pratique, notamment) des habitats "hors normes", de l’usage des terres et de l’autonomie, lutter contre les projets de développement économique qui pousse encore plus la région et ses habitants dans une dépendance et un asservissement à l’économie marchande.
Aujourd’hui, comme on le craignait, l’attaque contre le squat de la Picharlerie était le signe d’un début de campagne de normalisation du territoire qui continue : après un procès à Mende contre les habitants d’une Yourte, un gagner en pénal à Bessèges qui doit se poursuivre en civil (pour occupation illégale) et l’expulsion récente du Prat del Ronc occupé, sans compter ceux qui se retrouvent seuls et isolés face à la justice ou sont tout bonnement chassés sans bruit.
N’oublions pas que ce qui se joue ici, est un épisode parmi d’autres de la répression sociale, économique, politique et culturelle qui sévit partout sur la planète, avec, certes, une variation d’intensité. Ce site veut faire écho, même partiellement, à cette guerre sociale en cours.
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S’il s’agit de redire ici que je sais à quoi je me suis exposé en refusant de vacciner mes animaux contre la Fièvre catarrhale ovine ou que je maintiens mon refus, cette audition a quelque chose de superflu. J’avais fait tout cela au mois d’octobre 2009 dans une Lettre ouverte (avec accusé de réception) adressée à M. Pinède, Directeur départemental des Services vétérinaires d’alors. J’y exposais aussi assez largement mes raisons. Je suis donc surpris que ce fonctionnaire ne l’ait pas portée à la (...)
Benjamin, suite à une condamnation pour fauchage OGM, a écopé d’une peine de 500 euros d’amende pour refus de prélèvement ADN, en septembre 2006. Il s’est alors engagé dans un périple judiciaire : appel, cour européenne des droits de l’homme... Début janvier 2010, il est convoqué de nouveau pour donner son ADN. Il refuse et, après une mise en garde à vue, doit se présenter à nouveau au tribunal d’Alès, le 5 mars. Benjamin, comme tant d’autres, tombe sous le coup du délit continu qui permet aux flics et aux (...)