Cévennes en lutte


Le mercredi 11 juillet 2007, la Picharlerie a été expulsée et totalement rasée. Ce hameau, perché dans les montagnes cévenoles de Lozère, était occupé depuis le printemps 2002. Beaucoup, dans le coin et plus loin, ont réagi suite cette action répressive. Après moultes palabres un collectif est né (texte dans la rubrique "Un collectif en Cévennes"), pour s’aider mutuellement dans nos installations, chantiers, jardins..., s’organiser pour résister à la répression, poser le débat (en pratique, notamment) des habitats "hors normes", de l’usage des terres et de l’autonomie, lutter contre les projets de développement économique qui pousse encore plus la région et ses habitants dans une dépendance et un asservissement à l’économie marchande.

Aujourd’hui, comme on le craignait, l’attaque contre le squat de la Picharlerie était le signe d’un début de campagne de normalisation du territoire qui continue : après un procès à Mende contre les habitants d’une Yourte, un à venir à Bessèges et l’expulsion imminente du Prat del ronc occupé.

N’oublions pas que ce qui se joue ici, est un épisode parmi d’autres de la répression sociale, économique, politique et culturelle qui sévit partout sur la planète, avec, certes, une variation d’intensité. Ce site veut faire écho, même partiellement, à cette guerre sociale en cours.



Cévennes en lutte

  • Agenda du Prat del Ronc, toujours en lutte et toujours éminemment expulsable

    Pas de surprise : le 20 Juin, Céline Gruson, juge de classe au Tribunal des référés de Florac, ordonna l’expulsion des habitants du Prat del Ronc, avec, au besoin, concours de la force publique. Elle condamna solidairement les habitants du Prat del Ronc à payer à ses propriétaires la somme de 500€. Surprenant, nous sommes toujours chez nous ! Auto-déterminés, les ordres d’aucun tribunal ne nous feront plier. Et c’est ainsi que l’on peut entendre s’éléver dans les airs notre joie, notre hargne, et (...)


  • Lettre de Bruno

    Bruno a été arrêté le 19 janvier, avec deux autres personnes. Deux iront en prison, le troisième est placé sous contrôle judiciaire. Ils avaient en leur possession un fumigène, mélange de chlorate de soude, de sucre et de farine. Enflammé, ce mélange produit un fort dégagement de fumée. Ils projetaient de l’utiliser à la fin de la manifestation qui allait ce jour-là devant le centre de rétention de Vincennes. L’idée : se rendre visible auprès des sans-papiers enfermés, sachant que la police tenterait (...)




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